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Nos soutiens

Soutien de Jean-michel Calvi

Pendant les 40 ans où j’ai été instit dans l’école publique, jamais je n’aurais déserté ce terrain. L’idée était de se battre pour changer cette école, et pas une autre, celle qui recevait tous les enfants parce que gratuite. Celle où l’hétérogénéité sociale était une réalité et donc une chance. Changer cette école dans ma classe au quotidien. Changer cette école avec les autres en témoignant inlassablement, en écrivant, en parlant, en vivant...ici et ailleurs.
Il me semble qu’actuellement c’est un peu une mode de quitter l’école publique et de créer son école. Je ressens cela comme une désertion, comme une facilité. Mais peut-être l’époque a beaucoup changé et que l’idée de changer cette école de l’intérieur est devenue absurde ? Je ne sais pas.
Par contre, on voit tout et n’importe quoi dans les projets pédagogiques. Et c’est terrible de voir des enseignants prendre leur liberté et ne pas s’en servir, et garder tellement de garde-fous dans leur pratique, tellement de frilosité que c’est une misère. Ou alors on tombe dans un humanisme mielleux brandissant tellement de « bienveillance », de « sensations », de « bons sentiments », où tout est calculé et prévu, qu’on se demande où est la véritable réflexion pédagogique, la véritable recherche... autre que celle du fric en le prenant à tous ces braves gens bien-pensants et tellement révolutionnaires qu’ils peuvent donner des 300 ou 400 € par mois pour être des vrais rebelles pour leurs enfants.
Alors j’ai été réticent à l’annonce de cette aventure bric-à-brac, bien que je savais bien que les initiateurs n’entraient pas dans le cadre décrit plus haut. Je n’ai donc pas suivi les péripéties sur rhizome ou autres. Paresse intellectuelle, sans doute. Et puis je reçois deux mails de « relance ». Alors je fais l’effort de cliquer, d’aller voir. J’y vois le terme d’école publique, et, en effet, qu’importe qu’elle soit de la République ou du quartier ou de l’immeuble, pourvu qu’elle respecte la diversité par la gratuité (les tarifs pratiqués par l’espace bric-à-brac peuvent être assimilés à la gratuité qui n’en ai pas tout-à-fait une dans l’école publique républicaine). J’y vois un fonctionnement proche, dans les idées développées, de cette praxis du 3ème type dont j’ai essayé, à mon niveau, d’en faire émerger quelques miettes.
Alors je lache mes réserves un peu vieillotes et j’apporte mon total soutien à l’espace de vie bric-à-brac, avec l’envie d’aller y jeter un œil à l’occasion.


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