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Causeries

EPS à Bricabracs

Première impression...

Les premiers jours d’école, l’après-midi, quand chacun-e vaquait à ses occupations dehors, entre les maisons en lego, la cabane sous l’olivier et quelques histoires, il y avait toujours quelques enfants qui s’essayaient à grimper à l’arbre au bord de la cour. Ça monte sur le banc, ça jette un petit coup d’oeil vers moi pour vérifier si c’est permis ou non (et s’assurer que j’étais pas trop loin) et ça tend les bras, les jambes, tant bien que mal pour atteindre la première branche. Certain-e-s s’accrochaient, mais n’avaient pas la force pour se hisser là-haut. Et puis de temps en temps : « Hé ho, Gaby ! J’arrive pas à descendre ! ». Pas question d’aller les chercher : il faut désescalader, comme tu es monté-e ! Quelques jours sont passés. Plus personne ne restait coincé là-haut à miauler. Tou-te-s arrivent à monter et descendre comme de vrais petits chats. Et je ne guette plus l’arbre d’un œil inquiet.

Deuxième vision…

Il y a un petit moment, en parcourant le rhizome, je suis tombée sur une photo des enfants jouant aux équilibristes sur la terrasse. Leur initiative, leur mise en œuvre, leur jeu, leurs apprentissages, ensemble.

Troisième réflexion...

Une belle journée dans les calanques, la première sortie des Bricabracs. Après avoir marché un paire d’heure sur les sentiers du parc, on s’était installé dans une petite prairie : petits jeux, récolte de graines, séance photo... Sans un mot, Erwan s’éloigne discrètement du groupe, se dirige vers la paroi rocheuse et escalade jusqu’à une petite grotte. Tout d’un coup, une ribambelle de gamins traverse la plaine en courant pour le rejoindre. Ils escaladent à leur tour. Erwan est redescendu à mi-parcours, les guide et reste en sécurité. Sur ce gros rocher s’improvise ainsi un vrai mur d’escalade, où les enfants, à la queuleuleu, s’essayent à grimper puis à désescalader et recommencent plusieurs fois, de plus en plus assurés et habiles... jusqu’à ce qu’il soit l’heure d’aller prendre le bus.

A ce moment là, je repense aux séances d’EPS quand j’étais à l’école : dans un gymnase sombre et bruyant, on faisant la queue pour une roulade sur un tapis et on enfilait des maillots puants pour jouer au gendarmes et aux voleurs...

A Bricabracs, il n’y a pas de cours de sport. Mais je crois que, mieux qu’ailleurs, on permet aux enfants d’être à l’aise dans leur corps, de connaître leur force et d’oser se dépasser, d’avoir confiance en eux, physiquement, et de savoir se débrouiller en somme.


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