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Causeries

Publié le 27 janvier 2020 par AriannaC

Du pain et des journaux...

PAIN AUTONOME

« Maman je vais faire du pan ce soir ». 

« Non, pas tro, bon, insomma, bof », je pense en m’imaginant dejà avec plaine de farine collée par toute dans la cuisine. « Une autre fois, dans la fin de semaine, c’est mieux quand on aura plus de temps » je répond. 

« Mais mamma, nous à l’école on fait le pain tous les jours, ca prenne pas beaucoup de temps ; je sais le faire ».

« Et, c’est justement ca qui me préoccupe », je ne lui dit pas, d’ailleurs je le pense sans vouloir. C’est le soir et je ne suis pas mal fatiguée. 

Mon fils en toute cas il est bien décidé dans son plan de panification. Il prenne la farine, le sel, l’eau, la levure que quelque jour auparavant m’avait fait acheter au supermarché. Il pèse et il mélange. 

Souvent j’ai le mot « autonomie » dans la bouche, « je veux que mon fils soit autonome » je me répete, mais après quand il s’agisse de le laisser faire, de les suivre dans sa création de quoi que se soit, je me retrouve parfois à intervenir même avant d’avoir compris là ou lui voudrait aller. « T’es sûr que on fait comme ca ? »

Ce soir là, curieuse, et un peu perplexe je le regarde fabriquer du pain. 

Pendant qu’il mélange, il m’explique comment il a appris à le faire à bricabrac, il me raconte les diverses farines, les tour de rôle entre les enfants, de comment il y a toujours un grand plus expérimenté qui peu aider les plus petits. Il m’explique qu’il a compris comment le faire, parce que à l’école Erwan et Charles ils se préoccupent de savoir si les enfants ils ont vraiment compris le processus, cela vaut pour le pain, mais aussi pour la mathématique. Je le vois confiante, et avec ma grande surprise après 30 minutes il sorte du four un véritable pain qu’ on a mangé le soir même. 

Un vrai pain autonome, d’une forme pas conventionnelle mais très bonne. 

UN JOURNAL PAS COMME LES AUTRES

Ca fait désormais un mois que le soir on lit que le Journal de bricabrac ; même avant on le lisait souvent, mais maintenant il est devenu l’imprescindible rituel du soir, et Carlos il dit que il le préfère aux histoires toutes faites dans les livres, ces histoires sont à eux. En lisant et relisant les numéros, j’ai commencé du coup à reconnaître et bien apprécier le style de chaque écrivain : l’humorisme de Jaqin, les histoires minimaliste et surréelles d’Errol, la magie de couleur de Loubna, les visons poétiques d’Antonio, les chevaux de Jasmine, etc.j’ai découverte plain de choses sur les animaux, les compétences des monstres, les stratégies des insectes, les aventures de Fortnite et les trésors cachés du Rois d ‘Espagne. La nouvelle rédaction a récemment précisé la distinction entre « histoire documentaire » et « histoire imaginaire » mais j’apprécie beaucoup comment parfois les écrivains se prennent la liberté de glisser de l’une à l’autre. 

Arianna 12/01/20

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